À quoi sert la chirurgie orale ?
La chirurgie orale regroupe notamment les extractions dentaires, la prise en charge de certaines dents de sagesse, les racines résiduelles, certains kystes ou infections, et des actes préparatoires à un traitement prothétique ou implantaire.
Une extraction n’est pas automatique. L’indication dépend de l’état de la dent, de la possibilité de la conserver, de l’état général, des traitements en cours et du rapport bénéfice-risque.
Pour les dents de sagesse, la décision dépend des symptômes, des infections, de la position de la dent, des caries, des lésions associées et des risques liés à l’intervention.
Dans quelles situations consulter ?
Vous pouvez consulter pour un avis chirurgical si vous avez :
- une dent très abîmée ;
- une dent cassée ou infectée ;
- une dent de sagesse douloureuse, cariée ou infectée ;
- une racine résiduelle ;
- un kyste ou une lésion à contrôler ;
- une infection qui revient ;
- un projet implantaire ou prothétique nécessitant une préparation ;
- un doute sur la nécessité de retirer une dent.
Une douleur, un gonflement ou une infection ne doivent pas être banalisés. Le rendez-vous sert à comprendre la situation et à décider s’il faut intervenir, surveiller ou orienter.
Comment se déroule la prise en charge ?
La consultation d’indication comprend un échange sur vos symptômes, vos antécédents médicaux, vos traitements en cours et vos éventuelles allergies.
Le praticien réalise ensuite un examen clinique. Des radiographies sont souvent nécessaires pour évaluer la dent, les racines, l’os et les structures voisines.
Si un acte est indiqué, le praticien explique :
- la raison de l’intervention ;
- les alternatives possibles ;
- les risques principaux ;
- les suites attendues ;
- les consignes à suivre ;
- les signes qui doivent faire rappeler.
L’acte se fait le plus souvent sous anesthésie locale. Après l’intervention, des consignes postopératoires sont données pour limiter le saignement, protéger la zone, adapter l’alimentation, gérer l’hygiène et organiser un contrôle si nécessaire.
Ce qu’il faut savoir avant de décider
Après une extraction, un caillot se forme pour protéger la zone. Il faut éviter de le déstabiliser, notamment par des rinçages forts, des crachats répétés ou une aspiration dans les premières 24 heures.
Une douleur, un gonflement modéré ou un petit saignement peuvent faire partie des suites. Leur évolution doit rester contrôlée.
Une douleur qui augmente quelques jours après l’extraction, un mauvais goût, une mauvaise odeur ou une impression de zone vide peuvent évoquer une complication comme une alvéolite sèche et justifient de contacter le cabinet.
Les consignes dépendent de l’acte réalisé et de votre situation. Ne prenez pas de médicament sans tenir compte des recommandations du praticien, de vos traitements habituels et de vos contre-indications.
Quand appeler le cabinet ?
Appelez le cabinet si vous observez :
- un saignement abondant qui ne cède pas à la compression ;
- une douleur qui augmente après quelques jours ;
- un gonflement qui s’aggrave ;
- de la fièvre ;
- un écoulement ;
- un mauvais goût persistant ;
- une gêne importante à l’ouverture de la bouche.
En cas de malaise, de gonflement important du visage ou du cou, ou de difficulté à respirer ou avaler, appelez le 15.
